Ry David Bradley, Portraits of the 21st Century
Ry David Bradley, Portraits of the 21st Century

from left to right: Amatia Lucioni, 2021 acrylic tapestry 160 x 140 cm Cordia Super, 2021 acrylic tapestry 160 x 140 cm

press to zoom
Ry Davis Bradley, Portraits of the 21st Century
Ry Davis Bradley, Portraits of the 21st Century

from left to right: Caria Zeno, 2021 acrylic tapestry 160 x 140 cm Atria Asellio acrylic tapestry 160 x 140 cm Isidorus Capiton acrylic tapestry 160 x 140 cm

press to zoom
Ry David Bradley, Portraits of the 21st Century
Ry David Bradley, Portraits of the 21st Century

Nepia Major, 2021 acrylic tapestry 160 x 140 cm

press to zoom
Ry David Bradley, Portraits of the 21st Century
Ry David Bradley, Portraits of the 21st Century

from left to right: Amatia Lucioni, 2021 acrylic tapestry 160 x 140 cm Cordia Super, 2021 acrylic tapestry 160 x 140 cm

press to zoom
1/5

Ry David Bradley | Portraits of the 21st Century (Portraits du 21e siècle)

19 octobre - 10 novembre 2021

Artiste australien polyvalent, figure centrale de l'avant-garde digitale londonienne, portraitiste abstrait passionné par les techniques des maîtres classiques, Ry David Bradley (né en 1979) fait figure d'ovni multidisciplinaire dans le paysage artistique contemporain.

Il est impossible de réduire son travail à une seule définition tant son œuvre est plurielle. C'est à la fois un prix de photographie sur le vif, d'amis ou de visages qui l'intriguent, mais aussi un fichier numérique, lorsqu'il la retravaille du bout de sa tablette graphique. La création devient ensuite fongible, cryptographique, virtuelle, à l'image des NFT (Non Fungible Tokens) qui s'installe petit à petit dans le monde de l'art et dans celui de la blockchain. Au bout du chemin, l'œuvre finie par retrouver sa dimension physique dans un atelier japonais où de microscopiques pixels éphémères deviennent d'amples et solides tapisseries vouées à traverser les siècles.

Ry David Bradley se joue des frontières entre l'univers numérique et physique, tout en acceptant un parallèle entre l'algorithme numérique d'un fichier Photoshop et les codes d'un métier à tisser. Derrière les deux versions de l'ouvrage, des milliers de données, de réseaux, de liens, sont dissimulés. Sur l'aura comprise, il existe autant de manières de regarder, d'appréhender, de comprendre l'œuvre qu'il y en a de la concevoir. De près, l'ensemble nous échappe. Nous nous perdons dans l'infini pixellisé d'une image basse-définition super-zoomée. Il faut prendre du recul, s'éloigner, pour mieux percevoir la tapisserie dans sa globalité. Alors tout prend sens et, entre les fils rouges, verts et bleus, naît une impression 3.0.