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Unplugged - Charles Hascoët solo show

8 septembre - 8 octobre 2022

47 rue des Tournelles, Paris 3 - Code B6237, fond de cour.

superzoom présente Unplugged, troisième exposition personnelle avec la galerie du peintre Charles Hascoët, et sa première au sein de l’espace rue des Tournelles. Unplugged inaugure la nouvelle série de l’artiste, clin d'œil nostalgique aux millennials : des manettes Nintendo et autres références de jeux vidéo comme madeleines de Proust de toute une génération ayant aujourd’hui - plus ou moins - grandi.

 

Abandonnées dans un coin de notre ancienne chambre d’enfant, dans le grenier de nos parents, ces manettes de consoles aujourd’hui déconnectées deviennent ici le sujet de natures mortes. Vestiges délaissés d’une enfance révolue, elles ressuscitent non sans émotion sous les coups de pinceaux de l’artiste, qui avait déjà abordé ce thème avec sa série des Furbies.

 

Les grands formats exposés introduisent, aux côtés de la figure humaine, celle de la pieuvre, élément récurrent dans l'œuvre de Charles Hascoët. L’artiste associe l’animal, doté d’une grande sensibilité, à un état d’anxiété, évoquant notamment l’attachement de la pieuvre à son habitat, auquel elle se cramponne de toutes la force de ses tentacules en cas de danger. 

 

Faudrait-il voir dans cette créature une allégorie de la nostalgie et de son emprise sur notre présent ? Nostalgie d’un avant, (forcément mieux), qui semble caractériser notre époque : le regard mélancoliquement tourné vers le passé, on en recycle les modes, conserve les objets, ressasse les souvenirs…comme autant de précieuses reliques. 

 

L’une des œuvres illustre particulièrement cette idée : du fond d’écran Windows au diamant reconnaissable du jeu Les Sims, brillant au-dessus du fameux Chewbacca de la saga Star Wars, chaque élément convoque un aspect incontournable des années 90-2000. Le titre de l'œuvre en question, The perfect bliss, le bonheur suprême, est sans équivoque. 

 

Sur les toiles, la pieuvre semble tenir le rôle d’un rappel visuel au spectateur. L’étreinte plus ou moins tentaculaire d’un vague à l’âme dont il faudrait pouvoir se défaire, se déconnecter